C'est un rappel à l'ordre que Bruxelles a lancé à la France concernant la vente de lunettes, et tout ce qui a trait à l'optique, qui est aujourd'hui interdite via Internet dans le pays. La
Commission européenne souhaite que soit réformé le code de la santé prohibant ce type de transaction, sous peine de porter plainte devant la cour de justice européenne.
En effet, en France, tout opticien doit aujourd'hui être inscrit dans le registre départemental, ce qui constitue une « entrave à la liberté d'établissement, et à la libre
circulation des services ». Pour entrer dans le cadre légal souhaité par l'UE, la France dispose désormais de deux mois au terme desquelles une procédure judiciaire sera
ouverte.
Et l'on cite l'exemple d'Orianne Garcia et Alexandre Roos, qui avaient participé à la création de Caramail, et furent, du fait de cette législation française, contraints de déplacer
leur
entrepriseLentilles-moins-chères.com en
Allemagne.
Les dangers pour le consommateur
Suite à l'envoi d'un avis motivé par les autorités européennes qui louchent vers une modification drastique des habitudes, le PDG d'Optic 2000 n'a pas caché son scepticisme auprès de
RelaxNews. Didier Papaz considère en effet que cette pratique constituerait un véritable danger pour le consommateur.
Premier point envisagé : la présence du patient, pourtant indispensable étant donnée la délicatesse de l'objet acheté. On n'essaye pas des lentilles comme on achète un pull en ligne... Les
porteurs de lunettes le savent : le réglage de ces outils nécessite des ajustements qui se font au millimètre pour ce qui est des montures.
Quels critères de qualité ?
Par ailleurs, les critères de qualité et les garanties de normes sont l'un des plus grands obstacles à la vente sur Internet
de produits pharmaceutiques plus généralement. D'autre part, le Syndicat National des
Opticiens pointe du doigt qu'un site britannique dut fermer ses portes pour avoir vendu des produits illégalement.
Face à une baisse des prix évidente, dans le cas de la vente par Internet, les risques pour la santé des patients ne sont pas négligeables et une telle évolution de la législation ne
servirait probablement qu'à ceux qui maîtrisent lunettes ou lentilles.